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Les évaluations

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Evaluation du niveau Shodan - Premier dan.

Définition du niveau - Capacité à vérifier

Le niveau SHODAN, premier dan suppose que le candidat doit disposer des « outils constitutifs » de la pratique de l'Aikido, outils sans la connaissance et la compréhension desquels on ne peut prétendre « évoluer en Aikido ». Cette connaisance et cette compréhension devront ensuite tendre vers la maîtrise des mêmes outils dans les grades ultérieurs.

Indicateurs et comportements observables

Connaissance formelle des techniques : le premier indicateur de la capacité à vérifier est la connaissance formelle des techniques.
Exemple de comportements observables : reconnaître les points-clés qui distinguent les techniques entre elles (IKKYO de NIKYO, de SANKYO, etc.)

Construction des techniques

La compréhension et le respect du schéma fondamental de construction des techniques constituent le deuxième indicateur des capacités à vérifier.

Cette construction des techniques doit s'observer notamment lors des « phases » suivantes :

  • Lors du placement, ce qui implique qu'il y ait déplacement et compréhension, à défaut de maîtrise des principes d'IRIMI , TENKAN et MA-AI

  • Lors du déséquilibre, où le contrôle de soi et de l'autre doit se manifester ;

  • Lors de l'engagement final, la projection ou l'immobilisation.

Ce schéma est certainement un peu académique ou rigide, la notion de contrôle devant en effet être partout présente et constituer le liant, mais néanmoins incontournable dans l'apprentissage.

Progressivement, ce deuxième indicateur, la construction des techniques, sera intégré dans le troisième indicateur, car une bonne compréhension des principes d'unités et de respect de l'intégrité doit aboutir à un schéma rigoureux de construction des techniques.

Cependant, au niveau du premier dan, ce deuxième indicateur semble être un appui nécessaire pour aider à développer le troisième.

Exemples de comportements observables :

  • Sur KATATE DORI IKKYO ne pas venir saisir directement la main sans s'être déplacé ou sans avoir marquer le contrôle d'une manière ou d'une autre ;
  • Par son équilibre, mettre l'attaquant en situation de déséquilibre ;
  • Coordination de l'attaque de UKE avec l'exécution de la technique dans son enchaînement.

Condition physique

La construction des techniques ne peut se faire qu'à partir d'un minimum de condition physique. Mais il ne faut pas la concevoir dans un sens étroit, exclusivement physique, voire musculaire. L'endurance, la résistance (physique, émotionnelle, etc.) sont aussi le résultat d'une préparation psychologique. Une absence de préparation physique (au sens large) entraîne souvent la perte des équilibres techniques ou des bases de la discipline.

Cette dimension est à situer à part. Elle est transversale à tout l'examen et doit être évaluée en référence à l'âge et au sexe du candidat. Elle ne doit pas être évaluée en soi. C'est l'effort du candidat pour développer sa condition physique qui doit être appréciée, quelle que soit sa situation de départ.

Principe d'intégrité

Intégrité, état d'une chose complète, qui n'a pas subi d'altération. (Citation du dictionnaire Larousse)

La compréhension du principe général et fondamental selon lequel la technique d'Aikido doit préserver et renforcer l'intégrité (au sens le plus large du terme) physique et mentale des deux protagonistes constitue le troisième indicateur des capacités à vérifier. Ce principe au contenu très dense, comprend notamment tous les éléments suivants :

  • Nécessaire unité du corps, de centrage, d'engagement du corps dans le sens de l'action ;
  • Nécessité d'une attitude juste, d'une maîtrise et d'un emploi adéquat de son potentiel physique ;
  • D'un rythme adapté entre les mouvements et à l'intérieur des mouvements ;
  • Nécessité de conserver son potentiel, sa disponibilité, sa mobilité, sa capacité de réaction et sa vigilance tout au long de la situation ;
  • Nécessité de soutenir une attention et une concentration suffisante par rapport à UKE.

Exemples de comportements observables.

Pour TORI :

  • Les coudes ne doivent pas s'écarter du corps sur SHIHO-NAGE ; sur KOTE GAESHI, la main doit rester dans la ligne centrale du corps de TORI etc..;
  • Préserver son équilibre (ne pas être déséquilibré par les saisies de UKE, ou par ses propres déplacements) ;
  • Préserver son intégrité (ne pas être touché par les frappes de UKE). Notion de réalité martiale ;
  • Attitude droite (ne pas être cassé, ni tordu, le haut et le bas du corps travaillant en unité) ; placement du bassin (sans cambrures excessives) et des articulations (épaules et genoux) permettant une disponibilité suffisante.

Pour UKE :

  • Avoir un comportement d'attaquant : s'engager dans l'attaque sans être suicidaire (pas de faux SHOMEN) ; donner à TORI une situation claire et accepter qu'elle évolue sans anticiper. Avoir une attitude active, en posant une situation nécessitant la réaction de TORI en restant présent, actif, vigilant et adaptable tout au long de la technique ;
  • Chuter sans se blesser.

Toutes ces données physiques vont évoluer ultérieurement vers des données psychiques et mentales (tranquillité, sécurité, disponibilité) au cours de la progression technique du pratiquant.

Exemples de comportements observables :

  • Respecter le partenaire, ne pas manifester d'agressivité, d'orgueil ;
  • Ne pas se laisser dominer par la peur ou en manifester ;
  • Ne pas humilier, mépriser, manifester, par sa désinvolture, une attitudedésobligeante pour le partenaire (respect de l'étiquette dans la forme et le fond).

Nota Bene

Il ne s'agit pas d'exiger que toutes les notions soient possédées et maîtrisées au niveau du premier dan, ce qui serait en contradiction avec sa définition. Il faut vérifier qu'elles soient en germes : le comportement du candidat doit indiquer qu'il a compris que les éléments sont constitutifs de sa pratique

En résumé, l'évaluation des candidats à l'examen de premier dan consiste à :

  • Vérifier sa connaissance formelle des Techniques ;
  • Vérifier que le candidat les réalise en respectant le schéma fondamental de construction ;
  • Vérifier que le candidat les réalise en montrant qu'il a compris que l'intégrité (au sens large) des deux pratiquants est importante.

Déroulement de l'interrogation

Les questions de l'examen seront tirées du « Programme de référence pour le passage des grades de 5eme kyu à yondan »

Les différents types de travail demandés pourront être les suivants :

  • SUWARI WAZA
  • HAMMI HANDACHI WAZA
  • TACHI WAZA (saisies ou coups frappés)
  • USHIRO WAZA
  • TANTO DORI
  • SUBURI JO - JO DORI - JO NAGE WAZA.
  • SUBURI BOKKEN
  • TANINZU GAKE (randori contre 2 partenaires).

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Evaluation du niveau nidan - Deuxième dan.

Définition du niveau - capacité à vérifier

Le niveau NIDAN, deuxième dan, doit permettre de manifester une compétence dans le maniement des « outils » définis pour le premier dan, et non plus simplement une compréhension et une connaissance au plan général. Il convient donc d'être plus exigeant dans l'application des critères déjà définis, et d'y apporter quelques orientations nécessaires.

Connaissances formelles des techniques

La nomenclature d'Aikido devra être suffisamment connue pour que toute technique demandée par le jury puisse être exécutée sans hésitation.

Construction des techniques

L'exigence complémentaire devra porter sur la fluidité dans la construction des techniques, sur la perfection du contrôle de la distance avec le partenaire dans toutes les phases du mouvement et sur la capacité d'anticipation.

Principe d'intégrité

C'est surtout sur ce point que le jury devra se montrer plus exigeant, tous les principes énoncés pour le premier dan devant effectivement se manifester dans la prestation du candidat au deuxième dan, et ce avec un engagement physique plus important (restant, bien sûr, adapté à l'âge des candidats et ne devant en aucune façon prendre le pas sur le caractère technique de la prestation). La maîtrise du principe d'IRIMI, et de la relation IRIMI-TENKAN, doit commencer à se manifester : parvenir à prendre le centre de l'autre, puis parvenir à être le centre.

Déroulement de l'interrogation.

Les questions de l'examen seront tirées du : « Programme de référence pour le passage des grades de 5eme kyu à yondan » Les différents types de travail demandés pourront être les suivants :

  • SUWARI WAZA
  • HAMMI HANDACHI WAZA
  • TACHI WAZA (saisies ou coups frappés).
  • USHIRO WAZA
  • TACHI DORI
  • SUBURI JO - JO DORI - JO NAGE WAZA
  • SUBURI BOKKEN
  • TANTO DORI
  • SANNINN GAKE (randori contre 3 partenaires).

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Evaluation du niveau sandan - Troisième dan.

Définition du niveau - capacités à vérifier

Le niveau SANDAN, troisième dan, doit permettre de manifester une maîtrise complète des techniques, de la capacité à les adapter à toutes les situations, la maîtrise de l'environnement et le début d'une liberté dans leur application. Les exigences supplémentaires doivent donc porter sur le niveau de maîtrise des critères précédents et notamment sur :

  • Un complet contrôle de soi et de ses actes ;
  • La capacité à faire des variations à partir des bases, si nécessaire (adaptabilité) ;
  • Une disponibilité à tout moment de la prestation ;
  • Une grande maîtrise du principe d'IRIMI ;
  • Une juste appréciation de MA-AI (contrôle de la distance, comme au deuxième dan, et intervention aux bons moments) ;
  • La capacité d'imposer et de maintenir un bon rythme à l'intérieur du mouvement.

Déroulement de l'interrogation

Les questions de l'examen seront tirées du : « Programme de référence pour le passage des grades de 5eme kyu à yondan ». Les différents types de travail pourront être les suivants :

  • SUWARI WAZA
  • HAMMI HANDACHI WAZA
  • TACHI WAZA (sur saisies ou coups frappés)
  • USHIRO WAZA
  • KAESHI WAZA
  • TANTO DORI
  • TACHI DORI
  • SUBURI JO - JO DORI - JO NAGE WAZA.
  • KUMI JO
  • KUMI TACHI
  • SANNINN GAKE (randori contre 3 partenaires)

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Evaluation du niveau yondan - Quatrième dan.

Définition du niveau - capacités à vérifier

Le niveau YONDAN, quatrième dan, doit permettre de manifester une maîtrise complète des techniques de base et de leurs variantes. Les exigences supplémentaires doivent donc porter sur le niveau de maîtrise des critères précédents, et notamment sur :

  • La maîtrise de dominer à tout moment la situation ;
  • L'adéquation du travail au partenaire et à la situation ;
  • La sérénité du candidat ;
  • La maîtrise du principe d'IRIMI au plan technique et spirituel (faire l'unité avec le partenaire).

Déroulement de l'interrogation

Les questions de l'examen seront tirées du : « Programme de référence pour le passage des grades de 5eme kyu à yondan ». Les différents types de travail pourront être les suivants :

  • SUWARI WAZA
  • HAMMI HANDACHI WAZA
  • TACHI WAZA (sur saisies ou coups frappés
  • USHIRO WAZA
  • KAESHI WAZA
  • HENKA WAZA
  • TANTO DORI
  • TACHI DORI
  • SUBURI JO - JO DORI - JO NAGE WAZA.
  • KUMI JO
  • KUMI TACHI
  • TANINZU GAKE (randori contre plusieurs partenaires)

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Evaluation des niveaux supérieurs au yondan.

A partir du cinquième dan, GODAN, la maîtrise technique de l'Aikido doit être complétée par une maîtrise au plan spirituel, et au plan du comportement général. Le pratiquant à ce niveau, après avoir été construit par l'Aikido, doit lui-même continuer à construire l'Aikido et à le développer. L'évaluation est actuellement laissée à S.SUGANO Shihan, N.TAMURA Shihan ou Ch.TISSIER Shihan, proposée à Doshu (pour les grades Aikikai) et à l'appréciation de la C.F.G pour les grades fédéraux.

 
© AFA - F.Warlet 2009 - Dernière mise à jour : lundi 2 novembre 2009