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Les examens
Historiquement, le système de kyu-dan, tel que nous le connaissons, est né à la fin du 19e siècle avec le KODOKAN, l'école de Judo de Maître Jigoro KANO.
Il a ensuite été repris par les autres arts martiaux et s'est vraiment imposé avec le 20e siècle accompagnant la modernisation de certaines pratiques. Il a supplanté la gradation traditionnelle, que l'on appelait le système Menkyo.
A cette époque, les grades représentaient l'expression de la reconnaissance officielle d'un individu au sein d'une école. En fait, les grades Menkyo exprimaient surtout un degré de confiance atteint par le Shugyosha ( pratiquant) vis-à-vis de ses Maîtres, de ses pairs, et de son école.
Dans l'ordre, on était :
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Oku-iri ( 4 à 8 ans d'étude ),
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Sho-Mokuroku ( 8 à 15 ans ),
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Go-Mokuroku ( 15 à 18 ans ),
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Menkyo (18 à 25 ans) et on obtenait ensuite le titre de Menkyo-Kaïden.
Par rapport à cette idée, la notion de « médailles » développée par les grades actuels explique aussi en grande partie lorsqu'ils sont mal appréhendés, les malaises ressentis dans de nombreuses disciplines à l'occasion d'examens, tant par les jurys que par les candidats (c'est aussi quelquefois le cas pour les grades attribués à l'occasion du Kagami Biraki).
Nous vivons une époque où l'impatience se mélange avec le dynamisme, la vitesse avec la précipitation, et où l'on oublie souvent les méfaits du tout et tout de suite.
Cependant, il ne faut pas perdre de vue que la longueur et les difficultés de l'apprentissage sont des composantes communes des Budo, essentielles pour que leur étude apporte toutes leurs richesses en profondeur.
La pratique martiale doit permettre d'appréhender le temps dans sa réalité - laisser le temps au temps - et apprendre à lutter contre la culture de l'immédiat, si superficielle.
En débutant, il est clair que nous avons besoin de niveaux intermédiaires pour nous situer. Par la suite, l'espace entre les dan s'allonge comme doit
s'allonger la patience du pratiquant.
L'Aikido pratiqué en loisir demande plusieurs années d'apprentissage ( quatre ou cinq ) avant de passer de kyudan à shodan, qui se traduit par premier niveau, en devenant shodan on devient ... débutant titulaire et tant pis pour celui qui pensait devenir expert.
De toute façon, qu'il s'agisse du système de gradation récent ou du plus traditionnel, nul n'a encore pu se passer de l'intervention du jugement humain. Loin s'en faut et tant mieux !
Quant aux systèmes d'attribution, on a beau inclure grilles, notes, barres et croix multiples, cela reste et restera un sujet possédant toutes les caractéristiques d'un puits sans fond.
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