Rue Joseph Stevens 7 –  1000 Bruxelles

Un tatami pour la vie : Le stage Télévie de l’Aïkikai Namur

Il y a des rendez-vous qu’on ne manque pas. Pas par obligation, mais par conviction profonde mais parce que l’on sait, au fond de soi, que chaque présence compte.

Le dimanche 8 mars 2026 en était un.

Pour la vingtième fois au moins, le dojo de l’Aïkikai Namur a ouvert grand ses portes au profit du Télévie. Vingt fois que la pratique de l’Aïkido se met au service de quelque chose qui la dépasse : la recherche contre le cancer, et l’espoir qu’elle représente pour des milliers de familles.

Un 8 mars qui ne devait rien au hasard

Ce dimanche portait une signification particulière : celle de la Journée internationale des femmes. Une coïncidence de calendrier ? Peut-être. Mais sur le tatami, elle a pris une forme concrète et belle. Tout au long de l’événement, lors de chaque démonstration, ce sont les pratiquantes qui ont été invitées à tenir le rôle de uke, attaquantes, recevant les techniques, ce sont elles qui ont rendu la démonstration possible et vivante. Un rôle central, exigeant, qui demande autant de courage que de confiance. En les plaçant ainsi sous les projecteurs, les instructeurs du jour ont rendu un hommage simple et juste : sur ce tatami comme ailleurs, les femmes sont au cœur de l’action.

Des amis qu’on n’a pas besoin de convaincre

Ce stage n’aurait rien été sans ceux qui l’ont rendu possible. Shihan Dany Leclerre, Christophe Depaus et Alex Walnier ont répondu présent sans une seconde d’hésitation, comme ils le font à chaque fois qu’on les appelle. Ce sont des amis de longue date, et c’est précisément ce que l’on ressent sur le tatami : non pas une démonstration, mais un partage généreux, sincère, habité.

Quelques mois plus tôt, en novembre, c’est Shihan François Warlet, Shihan Luc Dewez et Frédéric Burnay qui avaient tenu ce même rôle avec le même enthousiasme. Des visages différents, un même élan.

 

Trois heures qui passent bien trop vite

La matinée s’est déroulée en trois temps, trois univers, une seule respiration.

Shihan Dany a ouvert le stage sur katate dori kubi shime, posant d’emblée un cadre exigeant et précis. Christophe a pris le relais sur kata dori men uchi, invitant les pratiquants à explorer la relation entre l’attaque haute et le placement du corps. Alex a conclu sur yokomen, avec cette fluidité caractéristique qui donne l’impression que la technique coule de source.

Au fil des enchaînements — shiho nage, kokyu nage, kote gaeshi et bien d’autres — c’est toute la richesse de l’Aïkido qui s’est exprimée : la rigueur et la légèreté, la force et l’abandon, la concentration et le sourire.

Trois heures. Trop courtes, comme toujours.

 

32 présences et un appel à faire plus

Trente-deux pratiquants ont foulé le tatami ce matin-là. C’est bien — le dojo était vivant, chaleureux, à bonne capacité. Mais c’est aussi un chiffre qui invite à réfléchir.

Car derrière cet événement, il y a une réalité que personne ne peut ignorer : personne n’est à l’abri. Le cancer ne fait pas le tri. Il frappe des proches, des collègues, des voisins, des inconnus qui auraient pu être nous. Soutenir la recherche, c’est se protéger les uns les autres — et chaque pratiquant absent, c’est une voix en moins dans ce grand chœur de solidarité.

L’appel est lancé : lors du prochain stage, en octobre, soyons plus nombreux.

 

38 ans de fidélité, et pas question de s’arrêter

Derrière l’organisation de ces stages, il y a Chantal Dejehet et derrière Chantal, il y a trente-huit ans d’engagement sans failles pour le Télévie.

Trente-huit ans. Sans interruption. Avec une énergie que beaucoup lui envient et une conviction que rien n’entame.

Car le stage n’est qu’une facette de son engagement. Tout au long de l’année, elle multiplie les initiatives : ventes de produits en grande surface, présence à la clinique de Mont-Godinne, et au mois de juin, un tournoi de basket et un tournoi de pétanque qui rassemblent bien au-delà du monde de l’Aïkido.

Le résultat ? L’année dernière, avec ses amies, 17 347 euros récoltés pour la recherche.

Un chiffre qui force le respect. Un chiffre qui fait avancer la science. Un chiffre qui représente, quelque part, des vies prolongées, des familles soulagées, des chercheurs encouragés à continuer.

 

La prochaine étape

Le prochain stage aura lieu en octobre : la date sera précisée prochainement. D’autres amis viendront diriger, d’autres techniques seront explorées, et avec un peu de chance, davantage de bras se lèveront sur ce tatami qui, le temps d’une matinée, devient un peu plus grand que lui-même.

En attendant, merci à toutes celles tous ceux qui étaient là. Et à celles et ceux qui n’y étaient pas : la prochaine fois, on compte sur vous.

Salutations Aiki Chantal Dejehet et l’équipe de l’Aïkikai Namur

L'aikido en image et parcourir nos actualités