

Le 7 juin dernier restera gravé dans l’histoire de l’aïkido belge comme une journée d’exception. L’Aïkido Koshi Dojo célébrait simultanément ses 50 ans d’existence et les 50 années de pratique ininterrompue de son Dojocho, Louis Van Thieghem Shihan. Un double anniversaire qui témoigne d’une fidélité rare à l’art d’O Sensei et d’un engagement sans faille envers la transmission.

Pour marquer cette étape historique, Louis Van Thieghem Shihan a souhaité organiser un grand embukai d’une ampleur particulière. Son objectif était clair : présenter le travail accompli par le Koshi et ses professeurs, mais surtout révéler l’extraordinaire rayonnement de ce dojo à travers les décennies.
L’invitation lancée aux 17 clubs qui ont été influencés ou ont vu le jour grâce au Koshi ou à son fondateur a donné lieu à un rassemblement exceptionnel. Chaque démonstration était le reflet d’une lignée, d’une transmission, d’une graine plantée il y a des années et qui a su germer et s’épanouir ailleurs, tout en gardant l’essence de l’enseignement originel.
Ce moment fort de la journée a révélé la richesse extraordinaire qui peut naître du travail d’une seule personne animée par la passion de transmettre. Voir tous ces pratiquants, ces enseignants, ces dojos réunis autour de leur source commune fut profondément émouvant et fédérateur. L’aïkido, plus qu’un art martial, se révélait être un véritable tissu humain, une famille élargie unie par les mêmes valeurs et la même quête.

La devise du Koshi, « travailler sérieusement sans se prendre au sérieux », résonne avec une sagesse particulière après cinquante années d’existence. Elle illustre parfaitement l’esprit qui a animé ce dojo et son fondateur : l’exigence dans la pratique couplée à la joie de vivre et à l’humilité.
Cette philosophie explique sans doute la longévité exceptionnelle du dojo et sa capacité à former non seulement des pratiquants et pratiquantes techniques, mais aussi des êtres humains épanouis, capables de transmettre à leur tour avec générosité et authenticité.
Cinquante années pour un dojo représentent un parcours extraordinaire fait d’innombrables heures de pratique, de milliers d’élèves accompagnés, d’investissements personnels considérables. Ce chemin n’a pas été exempt de défis et de déceptions, comme tout parcours authentique. Mais ce qui frappe dans l’histoire du Koshi, c’est cette volonté constante de partage qui a su transformer chaque obstacle en opportunité de croissance.
L’aïkido nous enseigne que chaque fin est un nouveau commencement, et l’histoire du Koshi illustre parfaitement cette vérité. Chaque génération d’élèves partie essaimer ailleurs, chaque nouvelle difficulté surmontée, chaque remise en question ont nourri cet « éternel recommencement » qui caractérise les voies martiales authentiques.

La célébration du 7 juin, prolongée par un drink convivial et un dîner de gala, n’était pas seulement un regard vers le passé, mais aussi une projection vers l’avenir. Elle a démontré que l’héritage du Koshi dépasse largement les murs de son dojo originel pour irriguer tout un pan de l’aïkido.
Cet embukai exceptionnel nous rappelle que l’aïkido n’est pas seulement une pratique individuelle, mais une aventure collective qui se nourrit de la transmission, du partage et de la reconnaissance mutuelle. Il nous montre aussi qu’un seul homme, animé par une passion sincère et une générosité sans bornes, peut influencer positivement la vie de centaines de personnes et laisser une empreinte durable dans l’histoire d’un art martial.
Félicitations à Louis Van Thieghem Shihan pour ces cinquante années de dévouement à l’aïkido, et à l’Aïkido Koshi Dojo pour ce demi-siècle d’excellence dans la transmission. Que cette célébration soit le point de départ de cinquante nouvelles années de passion, de découvertes et de partage !
L’aïkido continue, l’héritage perdure, la transmission se poursuit…
SP