

Le tatami est un miroir qui ne ment pas. Se présenter devant une commission fédérale, ce n’est pas seulement valider une technique, c’est accepter d’exposer son travail, sa sincérité et son engagement. Ce samedi 22 novembre 2025, lors de la session d’automne des passages de grades, l’air était chargé de cette électricité si particulière, mêlant le stress de l’attente à la détermination du guerrier.
Pour comprendre l’intensité de ce que nos candidats ont vécu ce week-end, il est précieux de se tourner vers ceux qui ont récemment franchi ce cap. En guise de mise en lumière, nous republions ici le témoignage vibrant d’Audrey, qui revient sur son expérience lors de la session de printemps :
______________________________
Le 24 mai 2025 restera une date marquante pour moi : c’est le jour où j’ai obtenu mon Shodan.
J’ai commencé l’Aïkido à l’âge de 7 ans, et après onze années de pratique, ce passage représentait bien plus qu’un simple examen. C’était une étape forte, à la fois symbolique et émotive.Je ne vais pas le cacher, le stress était bien présent. Mais au-delà de cette pression, il y avait une vraie motivation. J’attendais ce moment depuis longtemps. J’y ai consacré beaucoup de temps, d’efforts, parfois dans le doute ou la fatigue, mais toujours avec l’envie de progresser.
Ce grade, ce n’est pas juste une ceinture noire autour de la taille , c’est le reflet d’un parcours, d’un engagement, et d’un apprentissage autant physique que mental.Ce qui rend ce jour encore plus spécial, c’est de l’avoir partagé avec les personnes qui m’ont accompagné depuis le début ,mes professeurs, qui m’ont guidé, corrigé, encouragé à donner le meilleur ; mon club, qui a toujours été plus qu’un simple lieu d’entraînement , ma deuxième maison.
Réussir cet examen a été un moment intense, fait de fierté, de soulagement et d’émotion.
Mais je le vois aussi comme un nouveau départ. Le Shodan, ce n’est pas une fin, c’est une ouverture. C’est le début d’une autre étape, celle où l’on continue à apprendre, à se remettre en question, et peut-être, un jour, à transmettre à mon tour.Audrey
Comme le souligne si justement Audrey, le grade n’est pas une ligne d’arrivée, mais une « ouverture ». C’est l’essence même du Shodan (littéralement « niveau du débutant »).
Ce même esprit de renouveau a soufflé sur le dojo ce 22 novembre. Les émotions décrites par Audrey, le doute, l’effort, puis la délivrance, ont été vécues à leur tour par une nouvelle vague de pratiquants. Ils ont su transformer leur stress en énergie positive pour convaincre le jury.
C’est donc avec une immense fierté que nous félicitons les nouveaux promus de cette session d’automne. Ils ont honoré leur enseignement et franchi, eux aussi, le seuil de leur « nouveau départ » :